Eglises

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Cathédral de Puno

Elevée au rang de Basilique Mineure, sa construction remonte au XVIII siècle. Erigée sur le terrain de l'antique "Supay kancha" ("l'enclos du Diable"), l'œuvre fut terminée le 25 mai 1757. Elle fut décorée par le maître tailleur de pierres Simon de Asto, dont le nom se trouve inscrit sous le portail principal et qui s'était ingénié à insérer dans la façade des motifs païens comme les sirènes et les fleurs natives de panti qui avaient le pouvoir de faire disparaître toutes les peines.

Ce bâtiment, tout comme l'église San Lorenzo de Potosi en Bolivie, sont parmi les plus représentatifs du style métis. La structure physique du monument, son plan et sa coupole, appartiennent quant à eux, au style baroque, typique du XVIII siècle.

L'intérieur de l'église est imposant par son amplitude et sa simplicité. On y vénère deux statues miraculeuses qui furent amenées sur l'Altiplano au début de la colonisation : le "Señor del Quinario" ou "Señor de la bala" (Seigneur de la balle) et la Vierge des Remèdes. Elles proviennent du site de San Luis de Alba où était érigée à leur dévotion une église dont les autels y étaient d'argent massif.

La légende raconte que lorsque les vizcainos et les andalous (deux clans espagnols) s'affrontèrent pour la possession des mines d'argent de San luis de Alba, une balle perdue vint frapper l'épaule de la statue qui changea de nom. Aujourd'hui la statue est toujours portée en procession dans la ville afin d'implorer la venue des pluies pour les cultures.

Le frontispice intérieur de la cathédrale est en argent massif. Sur les murs latéraux, on trouve des peintures appartenant à l'école italienne et à celle de Cusco. Sa construction fut rendue possible grâce à l'apport financier des riches mineurs de la région comme Miguel Jacinto et Miguel Antonio San Roman, et de Doña Maria Ayala. L'atrium possède un escalier majestueux de dix marches qui descendent vers la Place des Armes. En 1930, dans l'incendie qui détruisit une partie de la Cathédrale, se perdirent nombre de sculptures et de peintures d'une valeur incalculable.

Eglise San Juan (Saint Jean)

Située sur le Parc Pino, elle fut, il y a plus de 200 ans, une simple chapelle aux murs d'adobe (terre) construite pour les Indiens qui ne pouvaient aller à la cathédrale. L'église actuelle date de 1876, donc de l'époque républicaine, et a remplacé la chapelle originelle dont il ne reste plus aucune structure. Le frontispice est librement copié du style ogival français.

A l'intérieur, au pied de l'autel, se trouve la vénérable statue de la Vierge de la Chandeleur, patronne de la ville de Puno et qui est fêtée ici durant 15 jours au début du mois de février de chaque année. La Vierge sort deux fois en procession : une première fois le 02 février accompagnée de toutes les danses autochtones de la région. Une semaine plus tard, la procession se renouvelle accompagnée cette fois de tous les groupes de danseurs en "habits de lumière"… Un spectacle unique!

Otro aspecto importante de esta iglesia son los tres altares de estilo gótico en madera con varios grupos escultoricos y cuadros pictóricos religiosos.

Eglise San Antonio de Padua
(Saint Antoine de Padoue)

Située à moins de 100 mètres de la Place des Armes, cette église de structure simple est tenue par les Frères Franciscains. Elle renferme une copie de l'image du Seigneur des Miracles dont la dévotion est très importante sur tout le territoire péruvien et qui sort en procession le mois d'octobre.

Eglise de La Merced

Cette église tenue par les Pères de la Merced, renferme trois statues vénérées par le peuple : Le Seigneur de Huanca, le Seigneur de la Sentence et la Vierge de la Merced, patronne des Armées au Pérou.

Chapelle du Cimetière de Laykakota

La chapelle du cimetière de Puno, construite probablement à la fin du XVIII siècle semble être, à échelle réduite, une étrange copie de la Cathédrale... Sur la façade de pierres sculptées apparaissent les attributs de la mort ; la décoration intérieure présente les caractéristiques de style néoclassique du XIX siècle. Il existe un contraste frappant entre le volume architectural extérieur et intérieur. La majesté de l'aspect extérieur et l'imposant escalier du portail d'entrée s'opposent à l'exiguïté de l'espace intérieur.